Sumer: la Basse Mésopotamie

Sumer est l’une des plus anciennes civilisations du monde, localisée en Basse Mésopotamie (sud de l’Irak actuelle). Cette région borde le Golfe Persique, entre le Tigre et l’Euphrate. On y trouve notamment les villes d’Ur et Uruk, connue comme étant le berceau de la civilisation, de l’Histoire et de l’écriture. Elle s’oppose à la Haute Mésopotamie dont Babylone et Akkad sont les villes principales. D’ailleurs, le Nord parlait l’Akkadien alors que le Sud parlait le Sumérien, deux langues très distinctes.

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Un peu d’histoire et de chronologie pour commencer et remettre le tout en ordre.

  • la période d’Uruk finale (vers 34003100 av. J.-C.), très novatrice, qui voit se mettre en place les éléments caractéristiques de la civilisation mésopotamienne antique ;
  • la période de Djemdet Nasr (vers 31002900 av. J.-C.) ;
  • la période des dynasties archaïques (vers 29002340 av. J.-C.), marquée par la division du pays de Sumer entre plusieurs cités-États ;
  • l’empire d’Akkad (vers 23402190 av. J.-C.), première unification de la Mésopotamie, par une dynastie non-sumérienne ;
  • la période « néo-sumérienne », surtout couverte par la nouvelle unification sous la troisième dynastie d’Ur (vers 21122004 av. J.-C.).

Uruk est donc dès le début une ville importante car on retrouve des traces de vie dès 5000 av JC jusqu’à environ le IIIème siècle ap JC. Ce qui en fait un site des plus importants dans l’histoire est la découverte des plus anciennes traces d’écriture (fin du IVème millénaire av JC). Ainsi, c’est généralement à partir de là que la Préhistoire touche à sa fin pour entrer dans l’Histoire. Pour la petite histoire, il est souvent reconnu que l’écriture est née pour permettre une sorte de comptabilité et de gestion plus simples des marchandises (en gros,  sans faire un cours magistral). En effet, les premiers écrits de l’humanité correspondaient à une longues listes de signes, regroupant de manière thématique des noms de villes, de poissons, d’oiseaux, de vases ou de fonctionnaires.

On leur doit aussi l’invention de la roue vers 3500 av JV, ce qui marque une autre innovation incroyable (pour l’agriculture notamment). Ils ont aussi contribué à l’invention du système sexagésimal qui permet, entre autres, de diviser l’heure en 60 minutes, et la minute en 60 secondes, même si ce procédé sera repris et développé plus tard.

La période des dynasties archaïques marque une nouvelle avancée. C’est dans cette période que les textes présentent sans doute possible des termes sumériens, et qu’apparait pour la première fois le terme « Sumer ». C’est aussi là que l’agriculture fait un bond incroyable grâce à un système poussé d’irrigation. L’urbanisation s’intensifie et une classe aisée apparait. La société change progressivement pour mettre en place un vrai système social. Cela a permis l’épanouissement d’une société riche et très urbanisée.

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Organisation de la vie politique:

Les Sumériens avaient une très bonne organisation. En effet, tout comme beaucoup plus tard la Grèce antique, le pays de Sumer était subdivisé en zones d’influence se structurant autour de quelques villes phares, telles que Ur, Eridu, Lagash, etc. Il y a un pouvoir central (rois ou seigneur) autour duquel gravitent des administrateurs. Les prêtres et autres religieux gardent un pouvoir quasi absolu sur le fonctionnement de la cité. Plus tard, avec la participation du chef religieux, un souverain unique exerce le pouvoir en tant que représentant des dieux et gère la politique.

Des rois apparaissent dont l’un des plus connus: Gilgamesh. Si ce nom ne vous est pas inconnu, c’est parce qu’il revient souvent dans les livres, les films ou d’autres oeuvres. Pour les plus cultivés, son nom est associé au plus ancien texte écrit connu: l’Epopée de Gilgamesh. Il aurait régné vers 2650 av JC. Voici ce que raconte cette épopée:

L’Épopée se divise en deux parties principales. Le début présente Gilgamesh, roi tyrannique d’Uruk. Pour faire cesser ses excès, les dieux créent Enkidu, un être capable de le combattre. L’affrontement qui a finalement lieu entre les deux ne voit aucun vainqueur, et au contraire les deux deviennent des camarades. Ils accomplissent ensuite deux grands combats, repris des anciens mythes sumériens : ils défont le géant Humbaba de la Forêt de cèdres du Liban, puis le Taureau Céleste envoyé par le dieu Anu à la demande de sa fille Ishtar que Gilgamesh avait éconduite brutalement. Humbaba (ou Huwawa), aux pouvoirs magiques exagérés, est un monstre aux pattes de taureau et gueule de lion. Après l’avoir tué, Gilgamesh et Enkidu repartent glorieux à Uruk avec le bois précieux. En représailles, les dieux provoquent la mort d’Enkidu. C’est le tournant de l’œuvre. Mortifié par le décès de son ami, Gilgamesh décide de partir pour trouver un moyen d’éviter la mort. Cela l’amène sur l’île où vit l’immortel Ut-napishtim, survivant du Déluge, qui lui apprend qu’il ne pourra jamais obtenir la vie éternelle. Gilgamesh rentre alors à Uruk, cherchant à mener une vie heureuse jusqu’à sa mort.

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Organisation sociale:

Le statut se définissait par le nombre de terres possédé. En effet, c’est encore une société agraire et posséder des terres étaient signe de richesse et de prestige.

L’élite occupait les postes religieux et les haut-rang administratif. Souvent, ils appartenaient à la famille royale ou à des propriétaires terriens très riches. L’occupation de ses postes étaient souvent héréditaires, preuve de leur importance.

La classe moyenne travaillait dans des emplois inférieurs à ceux de l’élite. Ils étaient des « employés » (contremaitre, chefs d’équipe, …). Ils possédaient aussi des terres mais juste de quoi vivre et n’en tirait pas forcément des bénéfices.

Les esclaves, peu nombreux au final, mais qui servaient les autres classes. Néanmoins, ils jouissaient de quelques possibilités comme épouser des personnes libres ou encore acheter leur liberté. En effet, ils pouvaient avoir leur terre (même si l’ensemble appartenait à un maître) et ainsi amasser des richesses.

Place des femmes:

Le père gardait le symbole de l’autorité mais la femme avaient quelques droits. Passer des contrats, témoigner devant un tribunal et même devenir chef de famille si le mari décédé. Certaines restaient indépendantes, même si leur situation restait parfois précaire. Cependant, il est reconnu que la femme avait un meilleur statut sous les Sumériens que sous d’autres systèmes dans l’Histoire.

Conclusion: il serait trop long de faire un article complet sur Sumer car il y a trop à dire. Je vous ai exposé les principales idées. Sumer était une civilisation en or. Elle a dominé le monde pendant plus de 1000 ans et certaines découvertes ont marqué le monde à jamais.

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